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Cette campagne est soutenue par TrustAfrica.

FAQs

  1. En quoi consistent les flux financiers illicites?

Selon le Groupe de haut niveau de l’Union africaine et de la Commission économique pour l’Afrique (UA/CEA) les flux financiers illicites sont  « de l’argent gagné, transféré ou utilisé de façon illégale ». Un rapport conjoint de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Global Financial Integrity (GFI), intitulé Illicit Financial Flows and the Problem of Net Resource Transfers from Africa: 1980 – 2009 (Les flux financiers illicites et le problème des transferts nets de ressources en provenance d’Afrique : 1980-2009), estime à 1,4 trillion de dollars le montant total des sorties illicites de capitaux du continent, au cours des 3 dernières décennies. Pour de plus amples informations cliquer ici.

  1. Pourquoi les organisations de la société civile (OSC) cherchent-elles à remédier aux FFI?

Selon des estimations prudentes, les flux financiers illicites font perdre à l’Afrique 60 milliards de dollars. Le mouvement de capitaux passant par des canaux illicites contribue amplement à saper la capacité du continent à mobiliser des ressources nationales pour faire face aux défis pressants de l’inégalité croissante, de la pauvreté, de la santé, de l’éducation, des infrastructures, et d’autres priorités vitales en matière de développement. Ces niveaux de flux financiers illicites sont particulièrement préoccupants compte tenu de l’ampleur des besoins de développement à travers le continent et du paradoxe de l’augmentation du nombre de personnes vivant dans la pauvreté à travers le continent, malgré cette rhétorique d’une « Afrique émergente ».

  1. Quels sont les facteurs (humains ou non) à l’origine des flux financiers illicites?

La corruption (par exemple : corruption des fonctionnaires de l’Etat et vol de biens de l’Etat) et l’activité criminelle pure et simple (par exemple : trafic de drogue et traite d’êtres humains) sont des facteurs significatifs à l’origine, respectivement, d’environ 5 et 30% des flux financiers illicites. Cependant, les activités commerciales des entreprises sont véritablement le facteur le plus important car elles représentent jusqu’à 65% de toutes les sorties illicites de capitaux.

Les fausses factures – pratique consistant à faire une fausse représentation de données sur les importations ou les exportations afin de dissimuler ou d’accumuler de l’argent dans d’autres juridictions – constituent le principal mécanisme par lequel les entreprises sont en train de piller le continent. De cette façon, les entreprises, surtout les multinationales échappent aux impôts, évitent le paiement de droits de douane, transfèrent des pots-de-vin et blanchissent de l’argent.

Selon une étude de GFI, les fausses factures commerciales représentaient 68,8% des flux financiers illicites en provenance d’Afrique sub-saharienne entre 2003 et 2012. Les estimations de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) montrent également que les pays africains ont perdu, rien qu’entre 2001 et 2010 jusqu’à 407 milliards de dollars à cause tarifications erronées. Lire la suite

  1. En quoi consiste la campagne « Arrêtons l’hémorragie »?

La campagne « Arrêtons l’hémorragie » est une initiative africaine visant à mettre fin aux flux financiers illicites en provenance d’Afrique. Elle est dirigée et gérée par des organisations de la société civile africaine et se veut un mouvement fondé sur des expériences africaines, impulsé par l’entregent des Africains et renforcé par des liens de solidarité en faveur de l’Afrique à l’échelle mondiale.

  1. Quels sont les objectifs visés par la campagne?

L’objectif principal de la campagne « Arrêtons l’hémorragie » est de mettre fin aux flux financiers illicites en provenance d’Afrique. Elle porte le débat sur les flux financiers illicites au-delà du champ des spécialistes et cherche à mobiliser des personnes ordinaires et les mouvements sociaux de base – qui sont les plus affectés par le problème en termes d’avantages économiques perdus – pour jouer un rôle clé de plaidoyer pour le changement.

  1. Qu’est-ce qui est en train d’être fait?

Lors du 24e Sommet de l’UA à Addis Abeba qui s’est tenu en janvier 2015, les dirigeants africains ont adopté le Rapport Groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance d’Afrique. Les conclusions du Groupe de haut niveau dirigé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki font écho aux messages que la société civile à l’échelle du continent a lancés pour démontrer la menace sérieuse que représentent les flux financiers illicites pour le développement inclusif de l’Afrique et appeler à une action politique urgente pour arrêter l’hémorragie.

Depuis 2013, il y a une émergence notable d’efforts concertés de divers groupes de la société civile à travers le continent qui se mobilisent contre les flux financiers illicites.

Aujourd’hui, les flux financiers illicites occupent une place très importante en termes d’actions de plaidoyer sur la feuille de route pour le développement de l’Afrique. Par exemple, l’Agenda 2063 et d’autres processus en cours, tels que le financement du développement et le Programme de développement durable post-2015, ont fait de la contre les flux financiers illicites un objectif prioritaire.

  1. Où cette campagne est-elle menée?

La campagne est une initiative qui vise l’ensemble des continents et implique les acteurs de l’ensemble du continent.

  1. Quelles sont les dates de démarrage et de clôture de la campagne?

La campagne « Arrêtons l’hémorragie » a été lancée le 25 juin, 2015 à Nairobi, au Kenya.

Cependant, compte tenu des problèmes historiques et structurels qui font des flux financiers illicites et des transferts de ressources en général un problème de développement particulier pour l’Afrique, la recherche de solutions à ce problème dans le contexte africain doit être axée sur les attentes spécifiques de l’Afrique par rapport aux aspects spécifiques de ce problème pour l’Afrique.

Ainsi, tout en adoptant les solutions efficaces proposées par des organisations comme l’OCDE, on doit impérativement savoir que ces réponses sont largement fondées sur la façon particulière dont le problème est ressenti par les économies occidentales et des pays du Nord. Les solutions proposées ne pourront donc pas répondre de manière adéquate aux manifestations spécifiques du problème des flux financiers illicites et de leurs causes profondes dans le contexte africain.

Par conséquent, la tâche essentielle à laquelle les organisations de la société civile et les partenaires africains de la campagne « ARRETONS L’HEMORRAGIE » doivent s’atteler est de poser correctement la problématique des flux financiers illicites dans le contexte africain et d’élaborer des réponses politiques typiquement africaines.

Ceci suppose des actions civiques et politiques à moyen et long terme et que la campagne se déroulera sur une période de quelques années au cours de laquelle il s’agira de mobiliser l’attention et de mettre en œuvre des solutions à moyen et à long terme.

  1. Qui sont les acteurs de la campagne?

Chaque Africain doit être impliqué dans cette campagne. Les partenaires fondateurs qui dirigent et gèrent actuellement la campagne forment un noyau d’acteurs de la société civile et de réseaux mondiaux de solidarité, comprenant notamment le Forum africain et réseau sur la dette et le développement (AFRODAD), le Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET), l’Organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Afrique), Tax Justice Network Africa (TJN-Afrique), Third World Network Africa (TWN-Africa), et TrustAfrica.

  1. Qui doit prendre part à la campagne?

Chaque Africain du continent et l’ensemble des communautés de la diaspora africaine sont affectés par les flux financiers illicites et les problèmes qui en découlent. Par conséquent, tous les Africains du continent et de la diaspora doivent être impliqués dans la campagne « ARRETONS L’HEMORRAGIE » et contribuer à mettre aux sorties illicites des ressources financières du continent.

  1. Comment puis-je participer à la campagne?

Peu importe qui vous êtes et où vous êtes. Vous pouvez faire partie des acteurs et des voix pour le changement.

Pour commencer, il suffit de signer la « Pétition Un Million de Voix » pour faire beaucoup de bruit. Ainsi les acteurs directs ou indirects des FFI entendront la clameur du peuple africain et prendront des mesures pour apporter des changements positifs.

Vous pouvez en parler à vos amis, vos familles, vos communautés et aux membres de vos circonscriptions électorales et les inciter à signer la pétition et à en parler à d’autres personnes.

Vous pouvez également communiquer les informations publiées sur notre site Internet ainsi que les ressources que nous avons mises en ligne qui fournissent des informations sur la campagne, ainsi que les questions principales et connexes auxquelles elle cherche à remédier.

Nous vous encourageons particulièrement à visiter la page Facebook de la campagne « ARRETONS L’HEMORRAGIE » et à suivre notre compte Twitter. Visitez également notre site Internet et abonnez-vous au bulletin d’information de la campagne.

Si vous avez d’autres questions ou requêtes, ou désirez de plus amples informations sur les modalités de participation, veuillez contacter:

Nairobi: Saviour Mwambwa on mwambwa@taxjusticeafrica.net Kwesi Obeng on kobeng@taxjusticeafrica.net
Accra: Gyekye Tanoh on politicaleconomy@twnafrica.org Cornelius Adedze on cadedze@twnafrica.org
 Dakar: Briggs Bomba on bomba@trustafrica.org Paul Takow Takow on takow@trustafrica.org
Harare: Tafadzwa Chikumbu on chikumbut@afrodad.co.zw Munyaradzi T. Nkomo on munyaradzi@afrodad.co.zw


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